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ctuellement, on estime à 6000 le nombre de pigeonniers en Lot-et-Garonne. Autrefois, c'était un signe de richesse et de prospérité. La présence des pigeonniers est liée aux cultures céréalières (Normandie, Guyenne, Gascogne, Provence). Sous la Révolution, de nombreux pigeonniers furent détruits, d'autres furent abandonnés. Longtemps, le droit d'avoir un pigeonnier fut réservé aux nobles ou à des riches propriétaires ayant assez de terres pour nourrir ces oiseaux voraces. Certains agriculteurs construisaient leur pigeonnier à la limite de leur propriété pour que les pigeons aillent manger chez le voisin. Ce droit féodal a été aboli sous la Révolution. Il n'existait plus en Moyenne Garonne depuis longtemps ; tout le monde pouvait élever des pigeons (à condition que ceux-ci restent au colombier ou soient enfermés dans des volières). Toutes ces belles constructions qui font la beauté de notre paysage rural ne furent plus entretenues et tombèrent souvent en ruine avec l'apparition des engrais chimiques.
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e type principal de pigeonniers est le colombier à pied nommé « fuie » ou « hune ». Dans le Nord, le mot « fuie » désigne un pigeonnier sur piliers. Le toit est à 4 eaux couvert de tuiles plates. On trouve aussi le « pied de mulet » à toiture présentant une seule pente, l'envol se faisant par une lucarne sur le toit ou par le sommet (lanterneau servant aussi à l'aération).
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Tours indépendantes |
Tours intégrées
au corps de maison |
es tours ont des formes particulières, soit rondes, carrées ou diverses. A Puymirol, il n'existe pas de pigeonnier de forme ronde. Sur les 25 pigeonniers recensés, on trouve 18 tours indépendantes dont 9 « pieds de mulet ».
  

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